Le premier des six magasins Bike Totaal en Belgique a ouvert ses portes jeudi à Pelt. Sur un marché du vélo en phase de consolidation, la formule de franchise du néerlandais Dynamo Retail Group vise à faciliter la vie des entrepreneurs indépendants.
Une formule adaptée
Le magasin de vélos Consentec, une valeur sûre à Pelt depuis 2013, est le premier en Flandre à poursuivre désormais ses activités sous l’enseigne Bike Totaal. D’autres magasins suivront plus tard ce mois-ci à Ingelmunster, Kortessem, Herselt, Maldegem et Sint-Eloois-Vijve. Ce n’est qu’un début pour la chaîne néerlandaise de magasins de vélos : d’ici fin 2030, le détaillant souhaite en compter une cinquantaine ici, explique le directeur national Raf Lavigne, qui possède une vaste expérience dans le monde du vélo, notamment au sein du groupe Accell, récemment disparu, connu pour ses marques Batavus et Sparta.
Le groupe américain de vêtements et d’équipements sportifs Nike a annoncé jeudi un “nouveau modèle opérationnel” qui devrait notamment entraîner des suppressions d’emplois, afin de dégager environ 2,5 milliards de dollars d’économies d’ici son exercice fiscal 2031.
Nike Perú
Le PDG du groupe, Elliott Hill, a adressé un message aux employés expliquant longuement ce virage opérationnel, baptisé “Pace”, qui se traduira par “moins d’emplois au sein de Nike”.
Mais, a-t-il précisé, les décisions concernant les emplois affectés seront prises ultérieurement et toute information sur le nombre et les zones géographiques touchées qui pourraient sortir d’ici là dans les médias notamment seront “des spéculations”, a-t-il prévenu.
Dans un communiqué consacré aux résultats du premier trimestre de son exercice décalé 2027, le groupe précise s’attendre à des charges avant impôts d’environ un milliard de dollars, principalement liées à des “dépenses de personnel”, et à environ 300 millions en indemnités de licenciement.
Quelque 300 millions de dollars devraient être imputés sur l’exercice fiscal 2027 (de juin à mai), a-t-il fait savoir.
Le nouveau modèle opérationnel “comprend des efforts pour moderniser la chaîne mondiale d’approvisionnement de Nike, établir un nouveau site en Inde pour améliorer les capacités de l’entreprise, un réalignement sur trois zones géographiques et la poursuite de la réorganisation de l’entreprise pour réduire les coûts”, poursuit le communiqué.
Le groupe y présente également ses résultats du premier trimestre comptable (clôturé fin août), qui n’ont pas entièrement répondu aux attentes des analystes.
Le chiffre d’affaires ressort à 11,21 milliards de dollars (-4% sur un an) et le bénéfice net à 712 millions de dollars (-2% sur un an). Le consensus des analystes de FactSet attendait respectivement 11,32 milliards et 641 millions.
Rapporté par action et hors éléments exceptionnels – valeur de référence des marchés -, le bénéfice net ressort à 48 cents quand le consensus escomptait 44 cents.
M. Hill a précisé lors d’une audioconférence avec des analystes que ces résultats correspondaient aux attentes des dirigeants.
Nike est parvenu malgré tout à améliorer sa marge brute à 42,8% contre 42,2% un an plus tôt.
Pour l’ensemble de l’exercice fiscal 2027, Nike devrait voir son chiffre d’affaires reculer de moins de 10% et son bénéfice net par action à données comparables devrait se situer entre 1,15 et 1,35 dollar, contre 2,10 dollars sur l’exercice fiscal 2026 et 1,68 dollar attendu par le consensus avant la publication de jeudi.
Dans les échanges électroniques après la fermeture de la Bourse de New York, l’action Nike chutait de près de 4%.
Lancé il y a un peu plus d’un mois, le crowdfunding de Chez Blanche a déjà permis de récolter 462.000 euros. Jean Galler cherche à reconstituer la trésorerie de l’enseigne, consolider ses 11 magasins et associer ses clients à son redressement.
Barry Callebaut nomme Stefanie De Roover au poste de directrice générale pour le Benelux. Mme De Roover, qui était déjà à la tête du marketing au Benelux, prend désormais la direction de ce que le PDG Hein Schumacher qualifie explicitement de « marché prioritaire ».
Un berceau aux perspectives de croissance
Depuis le 1er septembre, Mme De Roover est à la tête des opérations en Belgique, aux Pays-Bas et au Luxembourg. Elle rend compte à Alvaro Alonso, président de Barry Callebaut pour l’Europe occidentale. Cette nomination est le fruit d’une promotion interne : Mme De Roover occupait depuis deux ans le poste de directrice des ventes et du marketing pour le Benelux et, selon l’entreprise, a joué un rôle clé dans le développement des relations clients et le renforcement du segment gastronomique.
Au total, elle cumule plus de quinze ans d’expérience commerciale dans l’industrie agroalimentaire. Avant de rejoindre Barry Callebaut, elle a notamment occupé des postes de direction chez le fabricant d’ingrédients Beneo. « Elle connaît parfaitement nos clients, nos collaborateurs et le marché », déclare M. Alonso. Il attend d’elle qu’elle participe au déploiement du programme « Focus for Growth » et qu’elle « concrétise de nouvelles opportunités de croissance au Benelux, berceau de notre marque belge Callebaut ».
Au cours de l’exercice 2024/2025, Barry Callebaut a réalisé un chiffre d’affaires d’environ 14,8 milliards de francs suisses, soit environ 15,9 milliards d’euros. Le groupe compte plus de soixante sites de production et plus de 13 000 collaborateurs à travers le monde.
Colruyt Group a clôturé la saison belge des moules avec une récolte de plus de 100 tonnes. Le distributeur souhaite désormais localiser davantage la chaîne d’approvisionnement et, dès la saison prochaine, organiser également la transformation et le conditionnement à Nieuport.
Entièrement à Nieuport
Les moules belges de la marque Bel’Mer étaient en vente depuis le 2 juillet dans 260 magasins Colruyt, 150 magasins Okay et une quarantaine de points de vente Spar. Plusieurs établissements de restauration du littoral proposaient également ces moules. Les derniers exemplaires seront disponibles en magasin jusqu’au 7 octobre, tandis que les préparatifs pour la saison 2027 ont déjà commencé.
Le groupe Colruyt élève ses moules dans sa ferme aquacole au large de Nieuport, mais cette année, le groupe s’est également vu attribuer un entrepôt au sein de la criée de Nieuport. C’est là que le distributeur prévoit désormais d’y regrouper les opérations de lavage, de transformation et de conditionnement.
« Grâce à cet entrepôt, nous pouvons mieux organiser nos activités d’aquaculture et développer la chaîne de production de manière entièrement locale », explique Gunther Uyttenhove, du groupe Colruyt. L’entreprise souhaite ainsi, à terme, maintenir l’intégralité de la chaîne de production des moules, de l’élevage au conditionnement, en Belgique.
La maison horlogère belge Col&McArthur, installée en région liégeoise, dévoile la montre officielle “Céline Dion” Credits: Col&McArthur
22 sept. 2026
L’horloger belge Col&McArthur décroche une licence officielle avec Céline Dion. À la clé : deux garde-temps sous le signe de la nacre, de la tour Eiffel et du symbole d’un retour historique.
C’est un joli coup d’éclat pour l’horlogerie belge. Installée à Ans, en région liégeoise, la maison Col&McArthur s’associe à la chanteuse québécoise pour signer la montre officielle « Céline Dion ». Une collection qui scelle le grand retour sur scène de l’artiste lors de la cérémonie d’ouverture des Jeux olympiques de Paris et qui marque, pour l’horloger d’outre-Quiévrain, une première incursion dans l’univers d’une icône internationale de la pop culture.
Fondée en 2013 par Sébastien Colen, la marque s’était jusqu’ici rendu connue pour ses garde-temps conceptuels intégrant des fragments d’histoire — météorites, éclats du mur de Berlin ou vestiges du Débarquement. Avec ce projet, Col&McArthur applique son savoir-faire commémoratif à la trajectoire d’une artiste vivante.
Céline Dion s’associe à la maison horlogère liégeoise Col&McArthur Credits: Col&McArthur
Nacre québécoise et silhouette parisienne
La collection se décline en deux versions : une édition automatique, limitée et numérotée à 2 026 exemplaires, et une déclinaison à mouvement quartz.
Sur le plan du design, le cadran multiplie les références symboliques. Le fond en nacre rend hommage à « la perle du Québec », le premier surnom donné à la chanteuse, tandis que le travail des lignes évoque le voile de mariée de ses noces avec René Angélil. Au centre du cadran, un sertissage de pierres dessine la silhouette de la tour Eiffel — clin d’œil direct à son interprétation de L’Hymne à l’amour au premier étage du monument parisien. La signature de l’artiste vient habiller le cadran à 6 heures ainsi que le fond de boîte.
« Céline Dion n’a jamais été simplement une voix », souligne Sébastien Colen, fondateur et CEO de Col&McArthur. « Chez Col&McArthur, nous pensons qu’une montre peut préserver une histoire et la transformer en un objet que l’on garde près de soi. »
Col&McArthur, Montres Celine Dion Credits: Col&McArthur
Un calendrier de lancement ancré dans la symbolique
Distribuée dans plus de 70 pays, la maison liégeoise maîtrise l’art du timing. Si la liste d’attente prioritaire a ouvert le 12 septembre, la commercialisation officielle des deux modèles est fixée au 3 octobre 2026. Une date loin d’être anodine : elle marque l’anniversaire de la sortie du titre Je ne vous oublie pas en 2005, morceau hommage dédié par la chanteuse à son public.
Pour Col&McArthur, ce partenariat confirme la montée en puissance de l’horlogerie belge sur le segment des garde-temps à forte valeur narrative, capables de séduire aussi bien les collectionneurs que les communautés de fans à l’échelle mondiale.
CONTENU PARTENAIRE– Comment garantir que davantage de poissons capturés par les pêcheurs flamands soient également transformés, vendus et consommés en Flandre ? Cette question a été centrale lors de la visite de travail de la ministre flamande des Pêches maritimes, Hilde Crevits, auprès de l’entreprise de produits de la mer Alfa Fish à Brecht.
Dle ministre a pu jeter un œil aux coulisses de la société flamande de transformation de poisson en pleine croissance et a lui-même mis un tablier pour fileter le poisson de la mer du Nord. Au cours de la visite, l’attention a été portée à l’avenir de la pêche flamande, aux opportunités pour les espèces moins connues de la mer du Nord et à l’importance de la transformation locale du poisson.
« C’était particulièrement intéressant de rencontrer des entrepreneurs qui travaillent avec tant de passion. Chez Alfa Fish, j’ai vu de près comment le savoir-faire, l’ambition et l’amour du poisson se conjuguent dans une histoire flamande. J’ai aussi pu retrousser mes manches moi-même, ce qui permet de mieux ressentir le travail accompli ici chaque jour. Ces entreprises contribuent à maintenir nos pêcheries flamandes fortes, innovantes et tournées vers l’avenir. »
Transformation locale de poissons flamands
Un point important de discussion lors de la visite a été la manière dont davantage de valeur peut être créée au sein de la chaîne de poissons flamands.
Une partie de la prise belge est actuellement transformée ou échangée plus loin en dehors de la Belgique. Parallèlement, certaines espèces de la mer du Nord ont plus de difficultés à se retrouver sur le marché car les consommateurs et l’industrie hôtelière les connaissent moins.
Selon Alfa Fish, il y a une opportunité importante là-bas.
« Si nous pouvons traiter plus de poissons localement tout en introduisant davantage de personnes au poisson de la mer du Nord, nous renforcerons toute la chaîne. Le pêcheur a plus d’opportunités d’ajouter de la valeur à sa prise, le transformateur crée de la valeur ajoutée et le consommateur bénéficie d’une plus grande variété de poissons locaux », explique Steven Timmermans, directeur d’Alfa Fish.
Lors de la démonstration de filetage, non seulement des espèces classiques ont été discutées, mais aussi des poissons moins connus de la mer du Nord tels que le gurnard rouge, le merlan, le weever, le dab et la raie.
« Tous les poissons n’ont pas besoin d’être une morue ou un saumon pour être bons. Si nous faisons découvrir aux consommateurs et aux chefs d’autres espèces, nous pourrons aussi créer un marché pour ce poisson », explique Steven Timmermans.
Du pêcheur à l’assiette
Alfa Fish souhaite jouer un rôle actif dans toute la chaîne : de la vente aux enchères de poisson et du pêcheur au transformateur, chef et consommateur.
Tom Premereur de la vente aux enchères flamande de poissons était également présent lors de la visite. Selon Alfa Fish, la coopération entre les différents liens est nécessaire pour attirer davantage de poissons flamands à la valeur locale.
Un exemple est l’attention croissante portée à des espèces moins connues telles que le calmar sauvage et le calmar élancé. En développant de nouveaux produits et applications, des variétés auparavant plus difficiles à vendre peuvent générer de nouvelles opportunités de ven
Savoir-faire et innovation
L’ambition de traiter davantage localement va de pair avec les investissements dans les personnes, les infrastructures et la technologie.
« Notre croissance n’est possible que grâce aux personnes qui travaillent ici chaque jour avec connaissance et passion pour le poisson. Le filetage, le portionnage et le traitement nécessitent de l’expérience et du savoir-faire. Parallèlement, nous investissons massivement dans les infrastructures modernes et la technologie pour soutenir notre population dans ce domaine. Cette combinaison de savoir-faire et d’innovation est la clé pour continuer à croître et à pouvoir transformer davantage de poissons flamands localement », déclare Christophe Timmermans, directeur d’Alfa Fish.
Depuis l’acquisition par les frères Steven et Christophe Timmermans en 2018, Alfa Fish est passé d’environ 4 millions d’euros de ventes à un chiffre d’affaires attendu de 40 millions d’euros en 2026. Aujourd’hui, l’entreprise traite environ 4 000 tonnes de poisson et de fruits de mer par an et livre à environ 1 000 établissements de restauration chaque semaine.
La surface de l’entreprise est passée d’environ 400 à 1 500 m², tandis que la capacité de traitement est passée d’environ 1 838 à 7 353 tonnes par an. La nouvelle infrastructure comprend une capacité supplémentaire pour le filetage, le dépequillage, la décapitation, le désossage, le portionnage et l’aspirateur.
Les arêtes de poisson ont aussi une seconde vie
Au cours de la visite, on a également porté attention aux flux résiduels issus de la transformation du poisson.
Les os de poisson restants chez Alfa Fish sont transformés en stock de poisson vendu chez les détaillants belges.
Alfa Fish investit également davantage dans le domaine de la durabilité, notamment une installation de refroidissement au CO₂ avec récupération de chaleur, 362 panneaux solaires, une réutilisation partielle des eaux usées et une installation qui rend la mousse de polystyrène beaucoup plus compacte pour un recyclage plus efficace.
Plus de poissons de la mer du Nord sur l’assiette flamande
Alfa Fish, avec le gouvernement flamand, le VLAM et d’autres partenaires, souhaite voir comment la consommation de poisson de la mer du Nord peut être davantage stimulée.
L’ambition est claire : transformer davantage de poissons flamands localement, introduire davantage de consommateurs et de chefs à des espèces moins connues de la mer du Nord et ainsi conserver plus de valeur au sein de la chaîne de pêche flamande.
« L’industrie de la pêche flamande ne s’arrête pas au quai. Ce qui arrive ensuite aux poissons aide à déterminer la valeur économique créée en Flandre », conclut Steven Timmermans.
À propos d’Alfa Fish
Alfa Fish est une entreprise familiale flamande spécialisée dans la transformation, la distribution et la commercialisation du poisson et des fruits de mer.
Alfa Fish traite environ 4 000 tonnes de poissons et de fruits de mer par an et approvisionne environ 1 000 établissements de restauration chaque semaine.
L’entreprise a été nommée cinq fois Trends Gazelle dans la province d’Anvers et a été incluse dans le FT1000 du Financial Times, le classement des entreprises européennes à la croissance la plus rapide.
La marque de prêt-à-porter Damart sera disponible en grande distribution pour la première fois dès lundi et, à terme, dans plus de 1.100 hypermarchés et supermarchés Carrefour, Coopérative U, E.Leclerc et magasins de La Halle.
L’enseigne basée à Roubaix (Nord) se diversifie “en allant chercher de nouveaux relais de croissance et de nouvelles clientèles”, peut-on lire dans un communiqué.
Les T-shirts et leggings pour hommes et femmes en Thermolactyl, cette “fibre à chaleur active” qui a fait sa renommée, seront disposés au milieu des autres marques ou sur des présentoirs dédiés, a indiqué la direction à l’AFP.
Marque du Groupe Damartex, Damart possède des magasins en propre en France et Belgique, 150 au total dont 95 sur le territoire national. Elle est par ailleurs vendue dans plus de 1.500 points de vente partenaires dans le monde.
Sa direction a affirmé à l’AFP que l’ensemble de ses magasins en France étaient rentables et que le chiffre d’affaires des ventes en boutiques a augmenté de 4% entre juillet 2025 et juillet 2026.
Damart réalise 51% de ses 346,8 millions de chiffre d’affaires en boutique, 26% en ligne et 23% via catalogue, même si ce mode de vente recule, a précisé la direction à l’AFP.
L’enseigne devrait ouvrir un premier magasin au Royaume-Uni “dans quelques mois”, a-t-elle encore dévoilé.
Née en 1953 avec la mise au point du Thermolactyl, Damart emploie 2.000 personnes dans le monde.
Le créateur réinvente les archives de la marque espagnole en utilisant des techniques de Haute Couture, inspiré par les « révolutionnaires françaises » et le « film noir ».
Image de la campagne pour la collection Re{form} Zara Vol. 1, conçue par John Galliano pour Zara. Crédits : Zara.
Madrid – Il y a deux ans, FashionUnited mettait en lumière une tendance de fond chez Zara : la naissance de ce que nous avions baptisé la « fast couture ». C’était alors l’aboutissement d’une tendance qui couvait depuis un moment chez Zara : la chaîne phare du groupe Inditex faisait évoluer le concept de « fast fashion » pour s’approprier les codes, l’esthétique et les processus de la Haute Couture. Cette approche, de plus en plus visible chez d’autres géants du secteur, atteint aujourd’hui son apogée chez Zara avec « Re{form} Zara Vol. 1 » : la première collection conçue pour l’enseigne par John Galliano, ancien directeur créatif de Givenchy, Dior et Margiela. Une collaboration qui s’inscrit dans le cadre d’un accord de deux ans annoncé en mars 2026.
Image de la campagne pour la collection Re{form} Zara Vol. 1, conçue par John Galliano pour Zara. Crédits : Zara.
Image de la campagne pour la collection Re{form} Zara Vol. 1, conçue par John Galliano pour Zara. Crédits : Zara.
Conformément au calendrier annoncé et mis à jour récemment par la direction de l’enseigne, la date du 1er octobre a été choisie pour le lancement de cette première collection Zara par John Galliano. Comme attendu pour un projet de cette envergure, la proposition sera officiellement dévoilée à travers une « installation et expérience » éphémère à Paris, en marge de la Semaine de la mode. Zara, Inditex et Galliano créent ainsi l’événement avec une activation qui se tiendra du 1er au 6 octobre, au 70 rue des Archives. Accessible sur rendez-vous via le site officiel de Zara, cette visite permettra de découvrir en détail les vêtements et accessoires de la collection. John Galliano a puisé son inspiration dans son imaginaire des « révolutionnaires françaises » et dans les techniques de Haute Couture acquises au fil de sa carrière, en retravaillant des pièces issues des archives de Zara.
Image de la campagne pour la collection Re{form} Zara Vol. 1, conçue par John Galliano pour Zara. Crédits : Zara.
Image de la campagne pour la collection Re{form} Zara Vol. 1, conçue par John Galliano pour Zara. Crédits : Zara.
« Re{form} Zara est un acte de révolution, de reconstruction et de renouveau: une collaboration créative entre le couturier John Galliano et Zara », explique la direction de l’enseigne, ajoutant que dès ce premier opus, « un dialogue s’ouvre entre le créateur et les archives de Zara ». L’enseigne ajoute : « Conçue par John Galliano et construite à partir de la mémoire de Zara, la proposition, non genrée, part de vêtements et d’accessoires archétypaux qui sont re{form}és grâce à des techniques de Haute Couture et reproduits dans de nouveaux matériaux ». Tout repose sur le « dialogue intime entre le couturier John Galliano et les pièces essentielles du vestiaire de Zara ».
Dans le cadre de cette collaboration, et dès cette première collection, le créateur « considère les pièces d’archives comme des prototypes », qu’il « coupe, déconstruit et recompose spontanément pour créer de nouvelles expressions ». Un univers « reformé » d’où, « de manière instinctive, prennent vie des personnages issus d’un chapitre fondamental » de l’univers créatif de Galliano : « les incroyables » et « les merveilleuses ». Ces « dandys et divas rebelles de la France post-révolutionnaire » sont ici « réinterprétés avec un regard contemporain à travers des compositions subversives et illusoires », enrichies de nouvelles perspectives inspirées de « l’esprit bourgeois du vestiaire de jardinage » et du « glamour cinématographique du “film noir” ».
Les techniques de la Haute Couture au service de Zara
En s’appuyant sur ces principes fondateurs, dignes de ceux régissant les collections des grandes maisons de couture, cette première ligne a vu le jour. On pourrait d’ailleurs la décrypter à travers deux prismes. l’esthétique, où l’on retrouve les « merveilleuses » et les « incroyables » de l’imaginaire de Galliano, qui ont non seulement guidé le créateur mais incarnent aussi la campagne publicitaire ; et la forme. Cette dimension, celle des lignes et des patrons, est intrinsèquement liée à l’esthétique et a été façonnée par Galliano grâce à sa maîtrise des techniques de Haute Couture.
Image de la campagne pour la collection Re{form} Zara Vol. 1, conçue par John Galliano pour Zara. Crédits : Zara.
Image de la campagne pour la collection Re{form} Zara Vol. 1, conçue par John Galliano pour Zara. Crédits : Zara.
Le résultat de ce double processus est une collection dans laquelle le créateur introduit chez Zara des techniques habituellement réservées à la Haute Couture, qu’il a perfectionnées tout au long de sa carrière. C’est le cas de la technique « the flix », dont le nom, explique la marque, s’inspire des folioscopes qui créent l’illusion du mouvement. Dans la mode, cette « illusion » se traduit par la superposition de plusieurs vêtements pour former une pièce à l’identité plus forte. Dans cette collection, cela se manifeste par exemple à travers des robes transparentes qui se superposent, ou un manteau des archives de Zara « re{form}é » en un corsage translucide avec des détails en fausse fourrure au col, aux poignets et à l’ourlet. Cette pièce peut être portée de multiples façons, superposée à n’importe quelle autre tenue.
La deuxième technique notable est « the shi/ft », qui consiste à reconfigurer des vêtements existants en modifiant leurs dimensions, leur coupe ou leur matière pour les redéfinir complètement et les classer dans de nouvelles catégories. Ce processus est très présent dans la collection, où des chemises des archives de Zara sont « transformées » en manteaux de cuir, une robe en dentelle devient un col à jabot, un pull d’archive retourné se porte comme une étole, ou encore des « caleçons sans-culotte » naissent de la fusion de pantalons et de shorts issus des archives de l’enseigne.
Image de la campagne pour la collection Re{form} Zara Vol. 1, conçue par John Galliano pour Zara. Crédits : Zara.
Image de la campagne pour la collection Re{form} Zara Vol. 1, conçue par John Galliano pour Zara. Crédits : Zara.
Enfin, la technique « deep pockets » permet de doter le tailoring d’un « langage corporel » en ajustant la structure des épaules, de la taille ou des poches. Cette technique, qui a fait le succès de Galliano chez Margiela, se retrouve dans cette collection pour Zara à travers des vestes d’archives modifiées. On retrouve ainsi dans les visuels de la collection, l’attitude provocante et les « expressions énergiques » que Galliano imagine pour ses « incroyables » révolutionnaires, en s’inspirant d’illustrations de la France post-révolutionnaire.
L’enseigne d’Inditex cite également d’autres « techniques », telle que « in-cut-yable », une manière de retravailler les manteaux pour les transformer en redingotes ou encore le « wrapture », une combinaison de jupes, de fonds de robe et de doublures d’archives Zara inversés et fusionnés pour créer des jupes portefeuille.
Robes drapées, trenchs en vinyle, chapeaux de Stephen Jones et sac « signature » de Zara (inspiré d’un sac-poubelle)
Au-delà des techniques de construction, la collection repose sur une riche palette de couleurs. Elle part des teintes classiques du vestiaire masculin – noir, gris, marron, bordeaux, bleu marine et blanc – pour s’ouvrir à des touches de rouge et à des nuances inspirées du jardinage et du film noir. Ces contrepoints esthétiques se traduisent par des verts olive, des kakis, des menthes, des bruns, des dorés, des bleus pâles, des ocres et des oranges, ainsi que par des roses orchidée, des violets, des turquoises et des verts acides.
Image de la campagne pour la collection Re{form} Zara Vol. 1, conçue par John Galliano pour Zara. Crédits : Zara.
Image de la campagne pour la collection Re{form} Zara Vol. 1, conçue par John Galliano pour Zara. Crédits : Zara.
Sur cette palette de couleurs se déploient les différentes pièces de la collection : des robes drapées en voile de chiffon, avec des imprimés dentelle ou des détails en vinyle ; des manteaux, des vestes, des redingotes, des costumes et des culottes dans les lainages traditionnels du vestiaire masculin ; des robes en résille avec des détails en fausse fourrure ou des plumes en georgette ; des chemises en popeline; des trenchs en laine, coton et vinyle ; ou encore des blousons et des jupes crayon en cuir.
Ces pièces sont complétées par une gamme d’accessoires, notamment des chaussures d’archives revisitées par le créateur, des cols montants amovibles d’inspiration romantique et des cravates lavallière en soie, des gants opéra en tulle et en cuir, des chaussettes hautes côtelées à porter froncées sur les talons, une collection de chapeaux cocréée avec le modiste Stephen Jones, et enfin le « Tri-Chic », le premier sac « signature » de Zara. Un design qui s’annonce déjà controversé, inspiré d’un sac-poubelle.
« Le ‘Tri-Chic’ est un sac seau réversible qui détourne le langage des sacs-poubelle pour le transposer dans l’univers glamour de la maroquinerie », explique la direction de l’enseigne. « Son nom est un clin d’œil au ‘tri sélectif’ ».
En bref
Zara lance “Re{form} Zara Vol. 1”, la première collection conçue par John Galliano, marquant l’apogée de la stratégie de “fast couture” de la marque.
La collection est présentée via une installation éphémère à Paris pendant la Semaine de la mode, offrant une expérience immersive pour découvrir les pièces.
Galliano y introduit des techniques de Haute Couture comme “the flix”, “the shi/ft” et “deep pockets”, réinterprétant les archives de Zara avec une inspiration actualisée de ses emblématiques “révolutionnaires français” et dévoilant le premier sac signature de l’enseigne: le “Tri-Chic”.