Leur collaboration fructueuse s’élargit à l’enseignement maternel et secondaire
Delhaize et GoodPlanet Belgium élargissent leur collaboration de longue date. Leur collaboration se transforme ainsi en un projet éducatif continu pour les enfants et les jeunes de 3 à 18 ans ; celui-ci est axé sur l’alimentation saine, les choix alimentaires durables et l’action climatique. Après GoodCook, le programme alimentaire à succès auquel plus de 80 000 élèves de l’enseignement primaire ont déjà participé depuis 2017, les deux partenaires lancent deux nouvelles initiatives : Chou & Cibou pour les enfants de maternelle, et Action Climat pour l’enseignement secondaire.
Un projet qui accompagne les enfants et les adolescents dans leur évolution
Acquérir des habitudes saines et une conscience climatique se fait pas à pas, tout au long du parcours scolaire. C’est pourquoi Delhaize et GoodPlanet approfondissent leur collaboration en créant un trajet aux programmes adaptés aux enfants et aux adolescents, visant à les soutenir à chaque étape clé.
Le trajet proposé se compose de trois initiatives complémentaires :
Chou & Cibou (3 à 6 ans) : un environnement ludique et didactique dans lequel les enfants découvrent les aliments d’origine végétale à travers des personnages colorés, des histoires et des jeux variés.
GoodCook (8 à 12 ans) : des ateliers interactifs durant lesquels les enfants apprennent à cuisiner des fruits et des légumes et découvrent comment l’alimentation influence la santé et l’environnement.
Action Climat (15 à 18 ans) : des ateliers durant lesquels les adolescents explorent le lien entre alimentation, consommation et climat et sont invités à réfléchir aux actions qu’ils peuvent entreprendre.
« Avec GoodCook, nous avons constaté l’impact que les écoles peuvent avoir sur les habitudes alimentaires des enfants. En étendant à présent notre collaboration avec GoodPlanet aux enfants de maternelle et aux jeunes du secondaire, nous pouvons les encourager tout au long de leur parcours scolaire à faire des choix sains et durables. Nous donnons ainsi aux enfants et aux adolescents les connaissances et la confiance nécessaires pour faire des choix conscients, aujourd’hui comme demain, dans l’intérêt de leur propre santé et de celle de la planète », déclare Katrien Van Biesen, Sustainability Manager chez Delhaize.
GoodCook, pour acquérir une base solide
GoodCook constitue la base du trajet ; depuis 2017, il est devenu une référence incontournable dans les écoles belges. Chaque année, quelque 10 000 enfants issus d’environ 200 écoles et 400 classes participent aux ateliers.
Les élèves découvrent par la dégustation, la cuisine et l’expérimentation, la richesse des fruits et légumes et apprennent comment leurs choix alimentaires contribuent à leur santé et à un avenir plus durable. Les évaluations menées par GoodPlanet montrent que le programme augmente non seulement les connaissances des enfants, mais influence également de manière positive leurs comportements en matière d’alimentation saine. Le programme trouve également un écho en dehors des murs de la classe : les élèves emportent chez eux les idées et les recettes apprises et discutent avec leur famille des habitudes alimentaires saines.
Chou & Cibou: Découvrir l’alimentation végétale en jouant
Avec Chou & Cibou, Delhaize et GoodPlanet s’adressent pour la première fois aux enfants de maternelle. Le projet de la Arteveldehogeschool, qui s’inscrit dans le cadre du Green Deal pour la transition protéique, étudie la façon dont les formes d’apprentissage ludiques contribuent à faire connaître et adopter l’alimentation végétale chez les jeunes enfants et leurs parents. Delhaize souhaite faciliter le déploiement dans les écoles maternelles de cette approche innovante en combinant expérimentation libre et ateliers de cuisine pour les enfants et leurs parents.
Au travers d’un univers de jeu avec un magasin et un restaurant, les enfants découvrent le monde des aliments d’origine végétale d’une façon positive et naturelle. Parce que les bonnes habitudes s’acquièrent dès le plus jeune âge !
« Les habitudes alimentaires se construisent très tôt ; nous voulons faire découvrir aux enfants de trois à six ans que les aliments végétaux sont source de plaisir, délicieux et sains. Avec notre propre matériel, nos histoires et nos personnages, nous apprenons aux enfants à reconnaître et à apprécier les aliments d’origine végétale. Nous avons déjà remarqué qu’ils en parlaient à la maison, et ce changement, c’est exactement ce que nous voulons. C’est aussi parce que les parents et les éducateurs jouent un rôle actif dans l’histoire », déclare Thibault Lejeune, chercheur à la Arteveldehogeschool.
Action Climat : inciter les jeunes à réfléchir et à agir
À partir de l’année scolaire 2026-2027, Delhaize et GoodPlanet élargissent leur collaboration avec le programme éducatif Action Climat destiné à l’enseignement secondaire. Lors d’ateliers interactifs, les adolescents explorent les relations qui existent entre alimentation, consommation et climat ; ils sont encouragés à faire le point ensemble et à réfléchir à l’impact de leurs choix de consommation et aux actions qu’ils peuvent entreprendre.
« Aujourd’hui, les jeunes entendent beaucoup parler du dérèglement climatique. Avec Action Climat, nous voulons avant tout qu’ils prennent conscience de leur capacité personnelle à faire bouger les choses. Nous les encourageons à imaginer des actions qu’ils peuvent mener eux-mêmes, chacun à son échelle, mais aussi au niveau de l’école. Cela donne confiance en l’avenir. » — Séverine Hervé, directrice du programme chez GoodPlanet Belgium
Construire ensemble les habitudes de demain
Avec cet élargissement, Delhaize et GoodPlanet consolident leur ambition commune à transmettre aux enfants et aux adolescents les connaissances, les compétences et la motivation nécessaires pour faire des choix sains et durables. Du tout premier contact alimentaire en maternelle à la réflexion sur la consommation et le climat dans l’enseignement secondaire, le trajet les accompagne à chaque étape de leur développement.
À propos de GoodPlanet Belgium
GoodPlanet Belgium est une association qui existe depuis près de 30 ans et qui a à cœur de rendre le premier pas vers la durabilité facile et accessible à toutes et tous. Nous inspirons enfants, jeunes et adultes, à l’école ou en entreprise, afin de leur donner envie d’agir pour préserver le vivant. Notre mission se concrétise par des ateliers de sensibilisation, la création de projets concrets et impactants et de l’accompagnement au changement. Nous sensibilisons par des workshops, nous accompagnons les trajets de transition et nous réalisons des projets concrets ayant un impact direct. Tous nos projets intègrent une approche positive et éducative. Notre équipe experte, motivée et engagée encourage chaque année près de 500 000 personnes à faire de la durabilité leur seconde nature. https://www.goodplanet.be/fr/action-climat/
À propos de l’Arteveldehogeschool
L’Arteveldehogeschool est un centre d’expertise en matière d’enseignement, de recherche et de services, où étudiants, collaborateurs et partenaires stratégiques collaborent dans un environnement stimulant. En tant que Créateurs du monde de demain, nous répondons aux besoins du monde professionnel et contribuons, ensemble, à construire la société de demain.
Le retrait annoncé de Gamma de la Belgique francophone a rapidement des conséquences concrètes. Six magasins wallons risquent de fermer, mettant ainsi 74 emplois en péril. Seul le magasin franchisé de Tournai est épargné.
Six magasins sur sept menacés
Gamma compte actuellement 77 magasins en Belgique, dont 70 en Flandre et sept en Wallonie. Les magasins de Bastogne, Herstal, Jumet, La Louvière, Quaregnon et Verviers, exploités par le partenaire franchisé Bourrelier Group, risquent tous de fermer leurs portes. Le magasin de Tournai, qui relève d’un autre franchisé, reste ouvert.
La dernière campagne Damart cible une clientèle rajeunie – Damart
La marque nordiste Damart franchit une nouvelle étape de sa restructuration en s’implantant cet automne dans plus de 1.100 supermarchés et hypermarchés français. Une offensive qui s’appuie sur un réseau de succursales en croissance, et qui vient confirmer les ambitions d’expansion de la marque, engagée depuis juillet dans une vaste revue de ses activités après un exercice décalé en repli.
Ces velléités en grande distribution, le groupe de Roubaix en parlait à FashionNetwork il y a un an. C’est désormais chose faite en s’appuyant sur les réseaux des groupes Carrefour, E.Leclerc, Coopérative U mais aussi dans le réseau des magasins La Halle.
Au cours des premiers mois de l’exercice en cours, la part de marché combinée de Colruyt, Okay et Spar en Belgique a continué de baisser, a annoncé mercredi soir Colruyt Group lors de son assemblée générale. Le second semestre s’annonce encore plus difficile.
Évolution de la dynamique concurrentielle
Les points sensibles sont connus : l’extension des ouvertures le dimanche, l’élargissement des horaires d’ouverture et la suppression du jour de repos obligatoire sont autant de facteurs qui modifient la dynamique concurrentielle sur le marché belge, explique Colruyt Group. En conséquence, la part de marché combinée de Colruyt, Okay et Spar continue de baisser : au cours des cinq premiers mois de l’exercice en cours, cette part de marché s’élevait à 28,3 %, contre 28,5 % pour l’ensemble de l’exercice 2025/26.
Même si le distributeur ne donne pas trop de détails, cette baisse est probablement en grande partie, voire entièrement, imputable à un recul de la formule Colruyt Meilleurs Prix, qui réalise la majeure partie du chiffre d’affaires alimentaire au sein du groupe. La chaîne de magasins de quartier Okay a également subi cet impact, mais a vu la situation s’améliorer dès le début de l’année 2026, lorsque la formule a ouvert tous ses magasins également le dimanche matin, indique l’entreprise. Bio-Planet a enregistré une légère croissance et a conservé sa position de leader sur le marché belge spécialisé du bio. Le service d’épicerie en ligne Collect&Go et le service de paniers-repas Foodbag ont progressé parallèlement à la reprise du marché du commerce électronique. Colruyt n’a pas communiqué sur l’évolution de la part de marché de Spar.
Avertissement sur les résultats
Le groupe continue d’investir dans l’extension de son réseau de magasins, en mettant l’accent sur la présence en centre-ville, des horaires d’ouverture plus larges, une offre adaptée et des services en ligne renforcés. Une attention constante portée à l’efficacité et à la maîtrise des coûts reste également essentielle. Mais comme les coûts augmentent plus rapidement que le chiffre d’affaires, le second semestre s’annonce encore plus difficile, indique le distributeur, qui s’attend à ce que le résultat d’exploitation de l’ensemble de l’exercice 2026/27 recule légèrement par rapport à l’exercice précédent.
Sans surprise, le PDG Stefan Goethaert a de nouveau plaidé en faveur de conditions de concurrence équitables dans le commerce : « Les divergences entre les commissions paritaires et la flexibilisation croissante du marché exigent un cadre cohérent et applicable pour les salariés, les entreprises et les clients. » Le distributeur avait déjà souligné auparavant que les ouvertures dominicales ne seraient pas rentables pour ses grands supermarchés.
Au cours des neuf premiers mois de l’année, 8.597 entreprises ont été déclarées en faillite en Belgique, un nombre record et une hausse de près de 2% par rapport à la même période de 2025, selon les chiffres communiqués jeudi par le bureau d’informations commerciales GraydonCreditsafe.
À elle seule, la Flandre a connu 5.066 faillites d’entreprises lors des trois premiers trimestres de 2026, un nombre en hausse de 5,7% par rapport aux trois premiers trimestres de 2025. C’est la première fois que la Flandre enregistre plus de 5.000 faillites au cours des neufs premiers mois de l’année.
La tendance est en revanche à la baisse en Wallonie et à Bruxelles. De début janvier à fin septembre, 1.838 faillites ont été prononcées en Wallonie et 1.487 à Bruxelles, ce qui représente des baisses de respectivement 2,18% et 4,31%.
A l’occasion d’Octobre Rose, Delhaize renouvelle son engagement aux côtés de Think Pink, l’organisation nationale de lutte contre le cancer du sein. Grâce à la mobilisation des clients, des collaborateurs et de plusieurs marques partenaires, l’enseigne poursuit son soutien à cette cause essentielle à travers différentes actions de récolte de fonds. Après avoir collecté plus de 109 000 euros en 2025, Delhaize ambitionne une nouvelle fois de contribuer au financement de la recherche, de la prévention et de l’accompagnement des personnes touchées par la maladie.
Santé et solidarité La santé est au cœur de l’identité de Delhaize. C’est pourquoi l’enseigne est fière de soutenir Think Pink depuis 2011, l’association nationale de lutte contre le cancer du sein.L’une des missions principales de Delhaize est d’encourager un mode de vie sain auprès de ses clients. Cet engagement se traduit non seulement à travers son assortiment de produits, mais également grâce à des partenariats avec des associations qui œuvrent pour le bien-être et la santé de tous. L’année dernière, grâce à la mobilisation de ses clients et de ses collaborateurs, Delhaize a réussi à récolter 109 218€ au profit de Think Pink. Cette année encore, l’enseigne renouvelle son soutien à cette cause essentielle.
« Chez Delhaize, nous sommes convaincus que la santé passe aussi par la solidarité. Grâce à l’engagement de nos clients, de nos collaborateurs et de nos partenaires, nous sommes fiers de soutenir Think Pink depuis plus de quinze ans. Chaque euro récolté contribue à faire avancer la recherche, la prévention et l’accompagnement des personnes touchées par le cancer du sein », déclare Aude Mayence, SVP Marketing et e-commerce chez Delhaize.
« Delhaize est depuis de nombreuses années bien plus qu’un partenaire structurel pour Think Pink : c’est un véritable allié dans la promotion d’un mode de vie sain. De la sensibilisation au financement de projets essentiels, nous agissons ensemble pour faire la différence. Le fait que les clients puissent soutenir Think Pink simplement et gratuitement grâce à leurs points épargnés montre comment un petit geste peut devenir un soutien précieux pour les personnes touchées par le cancer du sein », commente Heidi Vansevenant, Fondatrice et Présidente de Think Pink.
Les rubans roses Les clients peuvent soutenir la lutte contre le cancer du sein en achetant les célèbres rubans roses, mis en vente chez Delhaize au prix de 2€. L’intégralité des dons seront reversée à Think Pink.
Faites de vos points un don Depuis plusieurs années, les clients ont la possibilité d’échanger leurs points SuperPlus contre un don à différentes associations, dont Think Pink. Via my Delhaize, chacun peut contribuer facilement à faire la différence grâce à ce geste solidaire.
Soutenir Think Pink grâce à vos achats Cette année encore, plusieurs marques partenaires s’associent à Delhaize pour soutenir Think Pink. En achetant des produits participants tels que Meurisse ou Pur Natur, les clients contribuent directement à la collecte de fonds en faveur de la lutte contre le cancer du sein.
Chaque pas compte Tout au long du mois d’octobre, les collaborateurs de Delhaize sont également invités à se mobiliser pour Think Pink. À l’initiative du Female Alliance Network (FAN), l’un des Business Resource Groups de l’entreprise, une marche solidaire est organisée à Kobbegem afin de soutenir la lutte contre le cancer du sein. Pour chaque participant prenant part à l’action, un don de 5 euros est versé par Delhaize à Think Pink. Cette initiative illustre l’engagement des collaborateurs de Delhaize qui, aux côtés de leurs clients et partenaires, contribuent eux aussi à faire avancer la recherche, la prévention et l’accompagnement des personnes touchées par la maladie
.Ensemble, faisons la différence Chaque geste compte. Grâce à l’engagement de ses clients et collaborateurs, Delhaize continue de soutenir Think Pink dans son combat contre le cancer du sein et contribue à faire avancer la recherche, la prévention et l’accompagnement des personnes touchées par la maladie.
INSIGHT – Le marché belge est symboliquement perçu comme celui de la friterie par excellence. Les données nuancent pourtant cette vision et laissent à penser qu’une autre gamme de produit règne sur la restauration rapide. Une réalité chiffrée qui pourrait redéfinir les stratégies d’implantation ou d’offres.
Comment résister à la tentation ?Gondola Foodservice Congress accueillait ce jeudi Eline Biesemans et Robert Van Impe, mieux connus comme la CEO et l’influenceur Average Rob portant la chaîne émergente de frietkots La Patate, ainsi que Julien Abras, le paternel de la chaîne aux 21 établissements déjà qu’est Fritapapa. L’occasion valait bien une petite étude de marché circonstanciée de notre royaume des friteries.
Nous avons établi un classement des 7 principaux arrondissements de Belgique en fonction du nombre d’établissements de restauration rapide. Dans cet échantillon, nous avons observé la répartition des principales spécialités culinaires, en pourcentage des points de vente. Et d’emblée, un constat saute aux yeux : le sandwich est roi, occupant la première place de la restauration rapide dans la majorité des cas.
Et la capitale affiche l’exception la plus paradoxale : sur Bruxelles, la friterie ne représente que 8,4 % du marché de la restauration rapide, très loin derrière la sandwicherie, le kebabier et l’échoppe asiatique. Sans compter que le duo kebab-shawarma semble omniprésent, figurant dans le top 3 de quasiment tous les arrondissements.
Cela étant dit, il convient de noter qu’un arrondissement n’est pas une grande ville, il regroupe la ville-centre ainsi que des communes environnantes. Ce qui forme un bassin de vie, de consommateurs. Cette distinction est importante pour interpréter les données.
La ville de Turnhout seule compte environ 48 000 habitants. En revanche, l’arrondissement de Turnhout s’étend sur une grande partie de la Campine et rassemble dix fois plus de personnes. Ce qui en fait un vaste territoire périurbain et rural.
L’arrondissement de Bruxelles-Capitale inclut les dix-neuf communes bruxelloises. Il s’agit d’une zone hyper-dense et urbaine de plus de 1,4 million d’habitants.
Passants vs résidents
Notre cartographie ne montre pas une opposition Ville vs Ruralité, mais plutôt un contraste entre des arrondissements à très forte densité urbaine et des arrondissements à dominante résidentielle. Pour un opérateur horeca, qu’il soit propriétaire, franchisé ou même investisseur, cette distribution commerciale ne mesure pas seulement la présence de concurrents mais reflète la structure des moments de consommation. C’est ce qui pourrait expliquer l’effondrement de la frite pour la région bruxelloise. L’offre est dominée par les flux de travailleurs urbains et la dimension cosmopolite.
Les arrondissements d’Anvers, Liège et Gand totalisent d’importants volumes d’établissements. L’influence de leur grand pôle urbain et économique place les sandwiches & salades en première position partout. Mais contrairement à Bruxelles, ces arrondissements incluent de vastes périphéries résidentielles. Expliquant potentiellement pourquoi les snacks y résistent très fortement.
Les arrondissements de Turnhout, Hasselt et Leuven couvrent de larges territoires composés de dizaines de petites agglomérations. Ce maillage territorial dispersé est le terrain de jeu historique de la friterie de quartier ou de village. Dans ces zones moins concentrées en tours de bureaux, les sandwichs retombent en seconde position.
Un potentiel de « snackisation » supplémentaire ?
Pour dépasser l’observation et approfondir l’analyse de la dynamique, il est intéressant de comparer les moyennes pondérées du trio snacks, sandwicheries et kebabs, en prenant en compte la taille du marché de chaque arrondissement en fonction du nombre total de points de vente. Sachant que Bruxelles détient le plus grand contingent, il apparaît que les pains garnis occupent globalement plus de place, avec 24,13 % de parts du marché. Mais la frite enregistre tout de même 22,78 % tandis que le kebab affiche 15 %.
Reste à voir comment mettre en action ces données, idéalement pour lancer un nouveau concept de QSR ou étendre un réseau existant. Les chiffres peuvent aider à choisir où s’installer en priorité et, surtout, ou ne pas s’installer. Avec la sous-représentation des snacks en région capitale (alors que la ville de Bruxelles entame un chantier pour combattre la « snackisation » autour de sa Grand-Place), s’agit-il d’une opportunité ? Il faudra aller plus loin dans la granularité pour objectiver l’absence de concurrence directe, pour ne pas devoir l’arracher à des rivaux bien installés.
À l’inverse, ouvrir une friterie à Turnhout (où l’offre pèse déjà 43 %) nécessiterait des coûts d’acquisition client très élevés, ne serait-ce que pour convaincre les clients de changer leurs habitudes. Ou alors cela ouvre la porte au fast-casual, ce modèle à mi-chemin entre le fast-food classique et le restaurant traditionnel : un service rapide au comptoir, mais avec des produits frais, équilibrés et de meilleure qualité.
À Anvers et Gand, la part importante du segment sandwich & salad traduit plausiblement qu’il y a un grand nombre d’adeptes des repas rapides le midi. Un concept de pokes répondrait à cette demande en offrant une alternative plus moderne. À l’inverse de Hasselt, présentant un signal de population moins attirée par ce type de pause déjeuner sur le pouce. Tandis qu’à Leuven, les kebabs représentent moins de 10 % de l’offre, un chiffre anormalement bas pour une ville étudiante, non ?
INTERVIEW – Cravy, c’est un nouveau concept foodservice chez Delhaize: esprit world cuisine et solutions digitales, voila qui semble taillé pour séduire les jeunes clients. « Il y a là un enjeu de séduction générationnellle à saisir. Et une opportunité d’attirer un public un peu différent du profil classique. Une clientèle d’avenir », décrypte Amaury Marescaux, CEO de Gondola Foodservice.
Le premier événement de la rentrée est là, avec l’inauguration du Delhaize au Grand-Duché de Luxembourg du premier comptoir Cravy, un nouveau concept de petite restauration intégré dans l’enceinte d’un supermarché. Une actualité qui ne pouvait que nous intéresser, couvrant à la fois les univers retail et foodservice. Nous avons dès lors interrogé Amaury Marescaux, CEO de Gondola Foodservice, sur ce que représente cette nouvelle à ses yeux d’expert. Entretien.
Quelle est votre réaction spontanée à l’annonce de Delhaize ?
La première observation que m’inspire cette nouveauté, c’est qu’elle montre à nouveau l’opportunité que représente le foodservice ou la consommation hors domicile. Elle est là, principalement autour des jeunes consommateurs. Ils sont sept sur dix à se rendre au minimum une fois tous les deux ou trois mois dans la restauration rapide. Pour les générations précédentes, c’est quatre sur dix. En Europe, c’est 80% de la génération Z, celle des 15-29 ans, qui consomme hors foyer au minimum une fois par mois. Il y a donc encore une grande marge de progression en Belgique.
Ce ciblage très générationnel, ne le perçoit-on pas aussi à travers d’autres éléments, comme le nom de la marque, le graphisme de son logo, très décalés par rapport à l’univers Delhaize ? Sans même parler des recettes street food.
Coller à cette génération est effectivement un des défis, qui aboutit à une telle identité, très décalée par rapport à celle de Delhaize. On est loin de l’image de la clientèle bon chic bon genre spontanément associée à Delhaize. Les codes de la marque s’adressent clairement à une cible de jeunes actifs, qui disposent déjà d’un vrai pouvoir d’achat, mais n’ont pas nécessairement déjà des contraintes familiales. Ils n’ont pas forcément envie de cuisiner à domicile.
Significativement, les deux prochaines implantations seront à Bruxelles. On voit malgré tout davantage ce type de foodcorner dans des magasins urbains que ruraux ou périurbains…
C’est vrai que les hypothèses mentionnées dans le communiqué de Delhaize, et qui évoquent un déploiement pouvant toucher 150 à 200 magasins de différents formats semblent très ambitieuses. C’est un concept qu’on associe plus aux grandes villes qu’à une formule fonctionnant dans tout type d’environnement. Un autre défi, dès lors…
Qu’est-ce qui amène Delhaize à le relever ?
Il y a des constats qui sont tirés par tout le marché. On sait que l’horeca traverse une période difficile, avec des coûts qui explosent. Les marges n’y dépassent en moyenne pas les 5%, elles sont sous pression. Faut-il en conclure que toute la restauration est dans une situation délicate ? Absolument pas. Tout est question de la valeur ajoutée perçue qu’une enseigne va pouvoir atteindre chez le consommateur. Et tous les positionnements peuvent y parvenir. Ce consommateur, il va accepter de bon coeur de dépenser 10 euros pour un café premium savouré en terrasse sur la Grand Place de Bruxelles. À Anvers, il ira croquer un morceau chez Lloyd Coffee Eatery, qui ne désemplit pas et est en pleine croissance.
Il va en revanche peut-être déserter la sandwicherie du coin ou sa brasserie traditionnelle. Simplement parce que leurs concepts n’ont pas changé depuis 15 ans, contrairement au profil et aux habitudes des consommateurs. Les concepts sont immuables, seuls les prix ont été relevés pour pouvoir survivre. Il faut s’adapter. Il faut amener une valeur ajoutée. Il faut un produit de qualité, et un rapport qualité-prix favorable. Il faut procurer une expérience, aussi, via la nourriture et l’accueil, mais aussi l’environnement. Pour cette génération, il importe par exemple que l’endroit soit instagrammable.
Et Delhaize a les moyens de lutter face à cette concurrence dynamique, avec son format hybride de corner dans un supermarché ?
Ce n’est pas une confrontation directe par rapport à des enseignes de restauration, c’est une opportunité à saisir, en proposant de la praticité. Je ne pense pas que Delhaize va rentrer en compétition avec des enseignes qui amènent cette qualité et cette expérience et qui vont se différencier avec une consommation à table. Ce n’est pas réaliste, parce que pas payable. En revanche, ils vont aller vers des produits différenciés, à prix justifié, qui pourraient prendre du chiffre d’affaires à la sandwicherie traditionnelle.
Qu’est ce qui peut faire le succès de Cravy ?
Il sera intéressant de suivre le positionnement prix, dans une offre out of home qui chez Dellhaize partira du sandwich à 4 euros pour aller vers la salade Foodmaker à 6,99 euros jusqu’aux sushis au-delà de 10 euros. Quelle est la valeur? Celle que le consommateur acceptera de payer pour le produit ? On en revient toujours à cette question essentielle.
La condition du succès reste le cash. Tout le monde doit s’y retrouver : consommateur, exploitant, fournisseurs. Surtout que dans le cas présent, Delhaize vous a confirmé qu’il ne s’agissait pas d’un espace commercial concédé, mais bien d’une activité directement opérée par l’exploitant du magasin. Ce qui a le mérite de la clarté et de la transparence.
Reste un autre défi, opérationnel, cette fois-ci.
En effet ! Si l’on tient vraiment à ce que le produit soit de qualité, on ne peut pas confier la préparation et le service, même s’il s’agit d’assemblage, à un collaborateur qui s’en occupe entre la caisse et le rackjobbing. Quand j’achète mes sushis 12 euros dans un sushi bar de la grande distribution, je l’accepte, parce que je vois que celui qui les prépare est qualifié, et que la qualité est identique à celle d’un sushi shop spécialisé. Il va donc falloir trouver le bon point d’équilibre entre qualité intrinsèque du produit, ressources humaines et rentabilité du projet.
Le marché est-il prêt aujourd’hui?
On peut en faire crédit à Delhaize : ils osent se lancer sur ce terrain, alors même que d’autres tentatives préalables, comme Delhaize Fresh Atelier, ont échoué, peu aidées il est vrai par la pandémie. Les chiffres évoqués au début de l’entretien prouvent qu’il y a là un enjeu de séduction générationnellle à saisir. Et une opportunité d’attirer chez Delhaize un public un peu différent du profil de clientèle classique. Une clientèle d’avenir !
Est-ce que toutes les villes en Belgique se prêtent aujourd’hui à un tel concept ? J’en doute!
Mais il faudra juger sur pièces. Observer le côté modulaire : comment le concept se traduit dans un Delhaize, un Proxy, un Shop & Go. Delhaize va tout analyser, en ayant à coeur de ne pas envoyer leurs affiliés se lancer à l’aveugle dans l’aventure. Tout le marché sera attentif.
Bonne nouvelle pour tous les amateurs de poulet d’Asse et des environs : Belchicken Asse rouvre ses portes le vendredi 2 octobre. Sous la direction du nouveau franchisé, l’établissement situé Steenweg 48 prend un nouveau départ, avec les mêmes saveurs familières et une attention renouvelée pour le service et l’accueil.
Un nouveau franchisé insuffle une nouvelle vie à l’établissement d’Asse
Le franchisé attend la réouverture avec impatience. « Je suis vraiment ravi de pouvoir reprendre ce restaurant et d’en faire à nouveau un lieu plein de vie », confie-t-il. « Asse mérite un Belchicken où l’on aime venir, que ce soit pour emporter rapidement un repas ou pour manger tranquillement entre amis ou en famille. Avec mon équipe, je veux accueillir chaque client avec le sourire. »
Des saveurs familières, une énergie nouvelle
Les clients peuvent compter sur l’ensemble de la gamme Belchicken : poulet croustillant, burgers, wraps, frites et bien plus encore. La nouvelle équipe mise en outre sur un service rapide, un restaurant propre et convivial, et une ambiance chaleureuse.
Une réouverture festive
Pour célébrer ce nouveau départ, Belchicken Asse prévoit des actions et campagnes spéciales pour les habitants d’Asse. Tout le monde est le bienvenu à partir du vendredi 2 octobre pour découvrir la nouvelle équipe.