Moins de six mois après avoir fermé ses deux uniques points de vente en Belgique, l’enseigne néerlandaise de mode féminine Norah prépare sa réimplantation. Selon des informations révélées par le média spécialisé RetailDetail BE, le détaillant lancera la première étape de sa nouvelle expansion flamande début 2027 depuis Hasselt, avec l’ambition d’établir à terme un réseau de 20 à 25 boutiques.
Dans le secteur du retail de prêt-à-porter, savoir reculer pour mieux sauter est un exercice d’arbitrage délicat. La chaîne de mode féminine Norah, basée aux Pays-Bas et positionnée sur le segment des tailles 36 au 52 à prix accessible, vient d’en fournir une illustration concrète.
Après avoir discrètement tiré le rideau de ses implantations de Turnhout et Geel plus tôt cette année, parallèlement à un désengagement du marché allemand, l’entreprise prépare activement la seconde phase de son déploiement international.
Une première implantation à Hasselt
Le premier maillon de cette reconquête s’implantera au 60 de la Koning Albertstraat à Hasselt. L’enseigne prendra la place d’un ancien local de la chaîne de décoration Casa, bénéficiant ainsi d’un emplacement prime en centre-ville, à proximité immédiate de grands acteurs du retail comme Galeria Inno et Hema.
Sur son réseau professionnel LinkedIn, Han Sterk, PDG de Norah, a confirmé ce virage stratégique : « Parfois, il faut rentrer chez soi, redessiner, reconstruire, grandir et réfléchir à la manière de faire encore mieux la prochaine fois. Et ce moment, c’est maintenant. »
L’exécutif précise que la marque aborde le marché belge avec une maturité opérationnelle supérieure à celle de sa première tentative : « Nous ne franchissons pas la frontière pour tester prudemment si la Belgique pourrait nous convenir. Hasselt, c’est le début. Nous commençons dans le Limbourg flamand et, à partir de là, nous allons construire un nouveau réseau de magasins Norah en Flandre. Pas à pas. »
L’ambition d’un réseau de 20 à 25 magasins
Ce repli tactique suivi d’une relance ciblée s’inscrit dans un plan de développement structuré. Si la première phase belge avait des airs d’expérimentation, Norah vise cette fois un maillage territorial dense en Flandre. Le PDG avait déjà évoqué un objectif de 20 à 25 ouvertures sur le sol belge pour atteindre une taille critique soutenable.
Cette stratégie de maillage serré s’appuie sur le modèle qui a fait le succès de l’enseigne sur son marché domestique :
Un portefeuille de plus de 100 boutiques aux Pays-Bas, principalement situées dans des villes moyennes et des artères commerçantes de proximité.
Un rythme de renouvellement rapide des collections (principe du fast-turnover).
Un positionnement prix intermédiaire sur le segment de la mode inclusive, un créneau porteur mais disputé.
Adapter le modèle néerlandais au marché belge
La pause opérationnelle observée ces derniers mois a permis à l’état-major de Norah de revoir sa copie pour le marché belge. Le retail textile transfrontalier entre les Pays-Bas et la Belgique comporte en effet ses spécificités : structures de coûts fixes différentes, habitudes d’achat locales et attentes accrues en matière d’expérience en magasin.
En s’installant dans des emplacements à fort flux comme la Koning Albertstraat à Hasselt, Norah cherche à sécuriser son volume d’affaires dès le lancement. L’enseigne devra prouver sa capacité à transformer l’essai pour faire de la Flandre un relais de croissance pérenne en Europe de l’Ouest.
Le patrimoine immobilier détenu par la famille Colruyt, et non pas par le Groupe du même nom était logée dans une société immobilière intitulée Colim. L’ensemble du portefeuille est réorganisé, les actifs immobiliers étant placés dans des sociétés sistinctes, chapeautées par une holding.
Lancer un label de mode, c’est d’abord choisir un nom. Ce nom sera imprimé sur les étiquettes, intégré dans les visuels de campagne, tapé dans les moteurs de recherche par de futurs acheteurs et détaillants. Mais entre trouver un nom qui semble disponible et en devenir légalement titulaire, il existe une distance que beaucoup de créateurs ne mesurent qu’après avoir commis l’irréparable : lancer une collection sous une identité déjà prise.
Les litiges autour des noms de marque dans la mode surviennent précisément au moment où une enseigne commence à se faire connaître et à générer du chiffre. À ce stade, se défaire d’un nom coûte infiniment plus cher que de l’avoir vérifié au départ.
Un nom libre sur Google n’est pas un nom disponible
La première erreur est de confondre absence de résultats Google avec disponibilité juridique. Un nom peut n’apparaître dans aucune recherche et être pourtant enregistré comme marque au Benelux depuis des années, protégé pour les classes de produits correspondant exactement à la mode et aux accessoires. Savoir choisir un nom de domaine et savoir si une marque est libre sont deux questions distinctes, mais elles convergent vers le même problème si on les néglige toutes les deux.
Le registre du BOIP, l’Office Benelux de la Propriété intellectuelle, est librement consultable en ligne et centralise les dépôts de marques pour la Belgique, les Pays-Bas et le Luxembourg. Un dépôt valide au BOIP protège son titulaire dans l’ensemble du territoire Benelux sans distinction nationale. Un créateur belge qui choisit un nom identique ou proche d’une marque déjà enregistrée dans la même classe de produits s’expose à une opposition dès le dépôt de sa propre marque, voire à une action en contrefaçon dès la mise en circulation de ses premiers articles.
Le cas Vetements l’illustre d’une autre manière : la marque suisse a vu son refus de marque aux États-Unis confirmé par la cour d’appel américaine en mai 2025, au motif que « vêtements », le mot français pour « clothing », était trop générique pour être protégé sur ce marché. Construire plusieurs années de notoriété sur un nom que l’on ne peut pas protéger est un risque structurel, pas un accident.
Quand le prénom devient un actif commercial
Les créateurs qui choisissent leur propre nom comme marque s’exposent à un autre type de tension : celle entre identité personnelle et propriété commerciale, et le droit ne tranche pas toujours en leur faveur. Cela vaut la peine de créer son site personnel sous son propre nom tout en s’assurant que ce nom reste bien le sien juridiquement.
Karen Millen a fondé son label au début des années 1980 sous son propre nom. Lorsqu’elle a cédé ses parts à un consortium islandais, l’accord de vente lui a interdit d’utiliser « Karen Millen » dans tout nouveau projet similaire. Plus récemment, la Cour d’appel de Bruxelles s’est prononcée sur le cas d’Odile Jacobs, une créatrice belge dont le pseudonyme avait été enregistré comme marque européenne par la société qu’elle avait cofondée. La cour a finalement statué en sa faveur, mais la procédure a absorbé des ressources qu’une jeune structure n’a généralement pas. L’analyse de Bristows sur ces litiges détaille les mécanismes juridiques en jeu pour les créateurs travaillant sous leur propre nom.
Ce que ces deux cas ont en commun : la question n’était pas de savoir si le nom était « disponible » au moment du lancement, mais ce qu’il advenait des droits attachés à ce nom lorsque la structure changeait de mains. Clarifier par écrit ce que l’on cède et ce que l’on conserve n’est pas une formalité ; c’est ce qui détermine si le créateur peut encore utiliser son propre nom cinq ans plus tard.
Le nom de domaine : sécuriser avant de lancer
La protection de la marque et l’enregistrement d’un nom de domaine suivent deux régimes juridiques distincts et indépendants. Obtenir un dépôt au BOIP ne réserve pas automatiquement le domaine correspondant, et l’inverse est tout aussi vrai. Des tiers peuvent enregistrer un domaine proche et créer une confusion active auprès des acheteurs ou des consommateurs avant même que la marque ait le temps de réagir.
Dans le secteur de la mode, les faux sites qui imitent des marques existantes en copiant leur nom de domaine à une lettre près constituent un problème documenté et croissant. FashionUnited a rapporté début 2026 l’ampleur de ces faux sites et noms de domaine frauduleux qui touchent aussi bien les grandes enseignes que les labels de taille intermédiaire. Pour un jeune label dont tout le trafic passe par un ou deux canaux numériques, ce type de confusion peut faire des dégâts avant même d’être détecté.
Vérifier la disponibilité du nom de domaine et enregistrer simultanément les extensions prioritaires, un .be pour ancrer la marque sur le marché belge et un .com pour la portée internationale, est une démarche à effectuer dès que le nom est validé juridiquement, pas après le lancement des premières campagnes. Nom de domaine pour un blog ou pour une boutique, la logique est la même : un nom laissé libre trop longtemps finit par être pris par quelqu’un d’autre.
Ce que l’examen préalable implique vraiment
Le parcours minimum pour sécuriser un nom comprend une vérification dans le registre BOIP pour les classes correspondant à la mode et aux accessoires, une recherche élargie pour la portée européenne, et le contrôle des noms de domaine disponibles sur les extensions pertinentes. Pour les cas limites, notamment un nom phonétiquement proche d’une marque existante ou un nom qui ressemble à un terme générique dans une autre langue, la consultation d’un conseil en propriété intellectuelle reste la seule façon de mesurer réellement le risque.
L’examen de similarité ne porte pas uniquement sur l’orthographe ; deux noms visuellement distincts peuvent être jugés suffisamment similaires pour prêter à confusion s’ils sonnent de façon trop proche à l’oral ou partagent une structure syllabique identique. C’est précisément ce que l’office américain des marques avait retenu contre Vetements : pas une ressemblance avec un autre nom déposé, mais la nature même du mot.
Ce n’est pas la complexité technique de ces vérifications qui pose problème, c’est l’ordre dans lequel elles sont faites, et le fait qu’elles interviennent presque toujours trop tard. Un label qui a déjà une saison de collections et une présence en ligne sous un nom litigieux a beaucoup moins de marge qu’un créateur qui vérifie avant d’imprimer la première étiquette.
Il y a cinquante ans, un jeune homme de 21 ans, formé à l’École d’Hôtellerie de Liège puis auprès du pâtissier Gaston Lenôtre à Paris, posait les premières plaques de la Chocolaterie Galler. Jean Galler en fera, en quarante ans, l’une des signatures du chocolat belge, fournisseur breveté de la Cour de Belgique, avant d’en céder définitivement le contrôle en 2018.
Beaucoup, à cet âge et à ce rang, auraient refermé le livre. Lui a préféré en ouvrir un autre, à la main, avec de la farine. « Mon grand-père était boulanger, et je vois encore ses mains, toutes blanches de farine », raconte-t-il. « Nous avons eu envie d’appeler cette boulangerie Chez Blanche en souvenir de cette blancheur de la farine, des mains de mon grand-père, et puis aussi de la page qui était devant nous. Tout était à faire. » Fin 2018, avec son épouse Yvette Dillen, il fonde ainsi Chez Blanche : un retour aux gestes de sa famille de boulangers-pâtissiers liégeois, une page nouvelle après quarante ans de chocolat.
Le chocolat, pourtant, ne l’a jamais tout à fait quitté. « Il me colle à la peau », confie-t-il en riant. Là où la plupart des boulangers glissent un ou deux bâtons de chocolat dans leur pain au chocolat, Chez Blanche en met trois, pour être certain qu’il en reste toujours un peu à chaque bouchée.
7 ans plus tard, cette histoire s’est écrite en 11 magasins et deux ateliers de production en région liégeoise, en 181 collaborateurs, dont de nombreux stagiaires venus apprendre un métier dans le centre de formation que Jean Galler a créé, où l’on façonne le pain comme il y a dix mille ans et le chocolat depuis la fève de cacao.
5 valeurs guident la maison : la tradition, la simplicité, le service, le respect de l’être humain et le respect de la planète. C’est cette histoire que Jean Galler et son épouse souhaitent aujourd’hui faire grandir.
La levée a commencé ce jeudi 27 aout à 11h.
La campagne est accessible aux personnes physiques, comptes mineurs, indivisions mais aussi aux personnes morales pour leurs placements de trésorerie et ceci à partir de 100 €, à un taux brut annuel de 8% sur 5 ans.Vous voulez participer au financement de ce projet ? Rendez-vous sur beebonds.compour découvrir Chez Blanche en détail.
Bien cordialement, Joël Duysan Avertissement Communication à caractère promotionnel : Investir dans un projet de financement participatif comporte des risques, y compris le risque de perte totale ou partielle du capital investi. Le retour sur investissement n’est pas garanti. Avant d’investir, veuillez lire la fiche d’informations clés sur l’investissement.
Les hachis de Cricri ferment leur comptoir de la place Saint-Job, à Uccle. Son fondateur invoque les charges, la fiscalité, les contraintes administratives et le coût du parking.
Image Facebook de mars 2026 pour le troisième anniversaire.
Les hachis de Cricri ferment leur boutique de la place Saint-Job après deux ans à Uccle. Christophe Grimmiaux invoque les charges, la fiscalité, les contraintes administratives et le coût du stationnement. L’entrepreneur poursuit son activité à Waterloo et envisage un système de vente à emporter pour ses clients bruxellois.
Les hachis de Cricri vont fermer leur boutique de la place Saint-Job, à Uccle. Le comptoir spécialisé dans le hachis parmentier avait ouvert voici seulement trois ans. Son fondateur, Christophe Grimmiaux, préfère désormais concentrer son activité à Waterloo.
« Uccle : on ferme ! Une page se tourne. Après deux années place Saint-Job, on ferme la boutique d’Uccle », annonce l’entrepreneur dans une vidéo publiée sur les réseaux sociaux.
Selon une information de nos confrères de la DH, cette fermeture ne résulte pourtant pas d’une absence de clientèle. Christophe Grimmiaux assure que son concept fonctionne. Il estime cependant que les résultats ne suffisent pas à absorber les coûts liés à son activité en Belgique.
« La réalité, sans détour, c’est que ça fonctionne. Ce n’est pas suffisant en Belgique malgré tout », explique-t-il. Il pointe notamment « les charges élevées » ainsi que les pressions fiscale et administrative.
Les hachis de Cricri pointent aussi le coût du parking à Uccle
Le fondateur évoque également les difficultés liées au stationnment dans la capitale. Il juge le prix du parking payant « exorbitant » à Bruxelles, y compris à Uccle.
Un autre élément a pesé dans sa décision. Christophe Grimmiaux mentionne des rumeurs concernant de futurs travaux sur la place Saint-Job. L’entrepreneur ne souhaite pas prendre davantage de risques.
« Ça a fait pencher la balance. Donc, j’arrête les frais », résume-t-il.
La fermeture constitue néanmoins une déception pour le fondateur. Celui-ci espérait initialement développer son enseigne avec plusieurs points de vente.
« Je suis très triste de fermer la boutique d’Uccle. J’avais mis beaucoup d’ambition pour ouvrir d’autres boutiques », confie-t-il. Il n’abandonne cependant pas son projet d’expansion. « Cette ambition est toujours là. Ce n’est que partie remise. »
L’activité se poursuit à Waterloo
Christophe Grimmiaux a choisi de concentrer ses moyens sur son établissement de Waterloo. Il veut éviter de disperser ses efforts entre deux implantations.
« J’ai donc choisi de me recentrer sur Waterloo plutôt que de m’épuiser sur deux sites », explique-t-il. Une nouvelle implantation reste envisageable si les conditions économiques deviennent plus favorables.
L’entrepreneur espère notamment un environnement fiscal et administratif plus favorable aux petites entreprises. Il n’avance toutefois aucune date pour une éventuelle nouvelle ouverture.
Créé en 2021, le concept des hachis de Cricri poursuit donc son activité en Brabant wallon. Les clients bruxellois ne devraient pas pour autant perdre totalement l’accès aux produits de l’enseigne. Le comptoir prévoit un système de vente à emporter destiné aux clients de la capitale.
Les modalités précises de ce dispositif n’ont pas encore été détaillées dans les informations communiquées.
À l’approche de la rentrée scolaire, les chaînes de supermarchés belges multiplient, comme chaque année, les offres et promotions destinées aux familles avec de jeunes enfants : des baisses de prix et des recettes économiques aux opérations de fidélité et au pain à prix réduit.
Offres « rentrée scolaire »
Dans la guerre de la concurrence entre les chaînes de supermarchés en Belgique, un automne animé s’annonce une nouvelle fois. Chaque année, la période de la « rentrée scolaire » marque également le début d’une surenchère pour séduire le segment de clientèle très convoité que constituent les familles avec de jeunes enfants. Non seulement avec des baisses de prix ou des promotions « gratuites », mais aussi avec des offres un peu plus créatives.
Ce déséquilibre n’est pas conjoncturel : il traduit une érosion structurelle du tissu Horeca bruxellois, et avec lui de l’emploi, de l’attractivité et de la vie de quartier.
Dans la DH, notre président Matthieu Leonard rappelle la réalité économique du secteur : nos entreprises sont exsangues. Stationnement, collecte des déchets, sécurité, aides à l’emploi, fiscalité, marché du travail. C’est l’accumulation de ces contraintes, bien plus qu’une mesure isolée, qui met aujourd’hui nos exploitants en difficulté.
Les négociations budgétaires s’ouvrent le 15 septembre. Horeca Brussels y porte une demande précise : une baisse ciblée de la TVA sur la nourriture et sur les boissons non alcoolisées consommées sur place, dans le cadre d’une refonte plus large de la fiscalité sur la consommation. C’est la mesure la plus simple à mettre en œuvre, la moins ambiguë et la plus immédiatement perceptible pour les entreprises comme pour les consommateurs.
Nous avons évoqué cet été la possibilité de ne plus accueillir les responsables politiques dans nos établissements. Elle exprimait l’exaspération d’un secteur qui ne se sent plus entendu. Notre position reste celle du dialogue et de la responsabilité mais, si la trajectoire actuelle se poursuit, ce sont les établissements eux-mêmes qui disparaîtront. Le risque n’est pas seulement économique, il est social.
Vous envisagez de vous lancer dans la franchise et souhaitez donner vie à votre projet entrepreneurial ?
Le Franchising Belgium Day est l’événement incontournable pour les futurs franchisés en Belgique. Découvrez +60 enseignes qui recrutent et échangez directement avec des experts du secteur.
Au programme : • Conférences • Témoignages de franchisés • Conseils juridiques & financiers
Le groupe Schwarz, maison mère de Lidl et Kaufland, confirme son entrée dans les infrastructures numériques. Après 11 milliards d’euros investis à Lübbenau en novembre 2025, le géant allemand a annoncé, le 27 août, un deuxième campus de data centers à Dummerstorf, pour 5,6 milliards d’euros d’ici 2033.
Le site de Lübbenau occupe une ancienne centrale électrique au sud de Berlin.