Intérieur d’une boutique On – REUTERS/Denis Balibouse
La journée des investisseurs organisée par On Holding AG n’a pas réussi à convaincre Jefferies. Le cabinet, imperméable au ton volontairement optimiste de la marque de sport, taxe bon nombre de ses grands objectifs d’irréalistes en raison de son positionnement trop étroit.
Les analystes, menés par Randy Konik, estiment que les prévisions à long terme de la société basée à Zurich sont trop ambitieuses au vu de sa position sur le marché et de ses derniers résultats. Au deuxième trimestre, son chiffre d’affaires dans la région Amériques n’a progressé que de 4,5%, une hausse inférieure à l’estimation moyenne des économistes.
Claes Retail Group, société mère notamment de JBC et CKS, relance la marque belge de jeans HNST. Jordy Arthur Vaesen, influenceur et créateur des stars, devient directeur artistique et a pour mission de faire de cette marque de niche durable une marque grand public, dans tous les sens du terme.
Un « bébé » qui doit grandir
Après le rachat de HNST par CRG en 2024, il a fallu un peu de temps pour trouver la bonne voie. À l’occasion de la RetailDetail Night de l’année dernière, Anaïs Claes, responsable du développement durable, avait déjà déclaré que le groupe cherchait à mieux répondre aux attentes des clients : les jeans “circulaires” devaient rester abordables, afin de «démocratiser les choix durables ». « Démocratiser la durabilité, voilà notre mission », avait-elle alors déclaré.
Les utilisateurs de l’application Aldi se verront désormais proposer chaque semaine une dizaine de promotions exclusives supplémentaires, en plus des offres hebdomadaires habituelles. Au sein d’Aldi Nord, la Belgique sert de marché test pour les initiatives liées aux programmes de fidélité.
Priorité aux produits frais et aux marques propres
Chaque semaine, Aldi proposera désormais une dizaine de promotions réservées exclusivement aux utilisateurs de l’application. L’accent est mis sur les fruits et légumes frais, la viande fraîche, le poisson frais et les produits de la marque propre d’Aldi. Ces promotions supplémentaires s’ajoutent aux offres hebdomadaires. Elles sont automatiquement déduites lorsque le client scanne son application. Il s’agit d’une nouvelle étape dans le développement du programme de fidélité qu’Aldi a lancé l’an dernier dans tous ses magasins belges. Les clients peuvent accumuler des points qui sont échangés contre des produits gratuits ou des réductions supplémentaires.
« Notre programme de fidélité est très bien accueilli. De plus en plus de clients prennent l’habitude de scanner l’application Aldi lors de leurs achats. Nous avons donc cherché des moyens de récompenser encore davantage nos clients les plus fidèles et de convaincre de nouveaux utilisateurs potentiels », explique Isabel Henderick, directrice du marketing et de la communication chez Aldi Belgique. Une étude réalisée par iVOX pour le compte d’Aldi plus tôt cette année révèle en effet que les trois quarts des Belges s’attendent avant tout à bénéficier de réductions immédiates en caisse dans le cadre de ce programme de fidélité. Le distributeur donne désormais suite à cette demande.
Les clients sont informés des promotions supplémentaires par le biais de différents canaux : dans le prospectus hebdomadaire, sur le site web et dans la newsletter, en magasin sur l’étiquette de prix numérique, sur les réseaux sociaux et via l’application. Au sein du groupe Aldi Nord, la Belgique sert de marché test pour les initiatives liées aux programmes de fidélité. Sur son marché d’origine, l’Allemagne, le discounter mène, fait remarquable, une campagne contre les applications e fidélité.
Lidl franchit un nouveau cap avec l’ouverture, le 3 septembre 2026 à Raunheim, en Allemagne, de son 13 000e magasin dans le monde. L’enseigne est désormais présente dans 32 pays, avec plus de 3 250 magasins en Allemagne.
Situé Flörsheimer Straße 1, ce nouveau point de vente reprend les standards du concept Lidl : assortiment de marques propres, offre de produits frais et présentation pensée pour faciliter les achats. Son ouverture a donné lieu à trois jours d’animations pour les habitants.
Pour accompagner son développement, Lidl mise sur des concepts immobiliers flexibles, adaptés aux zones rurales comme aux centres urbains. L’enseigne privilégie également la réutilisation de bâtiments existants et développe des solutions visant à améliorer l’efficacité énergétique de ses magasins.
Avec ce 13 000e magasin, Lidl poursuit ainsi son expansion internationale et le développement de son réseau au plus près des consommateurs.
.Lidl compte actuellement plus de 300 magasins en Belgique.
Fondée en 2015 à Francfort, EMMA SLEEP s’est imposée comme l’une des marques internationales de référence dans l’univers du sommeil. Présente dans plus de 30 pays et adoptée par plus de 10 millions de dormeurs, la marque s’est d’abord développée grâce à son modèle digital, combinant livraison rapide et 100 nuits d’essai, avant d’accélérer son implantation dans le commerce physique.
En Belgique, son développement a débuté dès 2017 avec Beter Bed, qui distribue aujourd’hui les matelas Emma dans une quinzaine de points de vente. Fort de ce partenariat, EMMA SLEEP poursuit désormais son expansion avec ses propres magasins.
EMMA SLEEP a ouvert en juillet 2026 un premier Emma Store en Belgique, au Boulevard Henri Rollin 18 à Waterloo. Waterloo a été choisie comme point d’entrée du réseau belge pour sa position stratégique aux portes de Bruxelles, dans une zone à fort pouvoir d’achat et déjà familière avec la marque grâce au maillage Beter Bed.
Après un premier magasin pilote aux Pays-Bas, le concept a rapidement essaimé en Europe, avec une quinzaine d’Emma Stores ouverts dès 2023. En juillet 2026, le réseau compte déjà 25 magasins en France et une dizaine en Espagne et au Portugal. La Belgique figure désormais parmi les marchés prioritaires de la marque.
Pieces mise sur ses propres boutiques. La marque du groupe Bestseller a ouvert jeudi dernier un nouveau magasin à Louvain, le douzième au Benelux en l’espace d’un an, et vise à terme une vingtaine de boutiques en Belgique. Wijnegem figure en tête de liste des priorités.
Des accessoires à une marque de mode à part entière
La nouvelle boutique de la Diestsestraat est la deuxième en Belgique et la douzième de Pieces au Benelux. Il y a un an, la chaîne n’en comptait encore que quatre. La marque fait ainsi un retour remarqué dans le commerce de détail physique.
Le marché de la pizza tremble sous l’effet d’un séisme : l’arrivée d’un nouveau géant. European Pizza Group, propriétaire des marques Wagner et Buitoni, fusionne avec le producteur britannique Crosta Mollica. Résultat : un chiffre d’affaires combiné de pas moins d’1 milliard d’euros.
Hema ouvrira cinq nouveaux magasins en Belgique cet automne : trois en Wallonie et deux en Flandre. Parallèlement, l’enseigne rénove des dizaines de magasins existants. L’année prochaine, le magasin phare situé sur le Meir à Anvers fera également peau neuve.
Une expérience d’achat plus chaleureuse
Après l’ouverture d’un premier magasin au Shopping Cora de Woluwe début septembre, Hema ouvrira cet automne trois nouveaux magasins dans d’anciens sites Cora. Il s’agit de la première grande vague d’expansion du détaillant en Wallonie depuis dix ans. Parallèlement, la chaîne ouvre deux nouveaux points de vente en Flandre, à Genk et à Ternat. Le nombre total de magasins Hema en Belgique s’élèvera ainsi bientôt à 114, avec près de 1 000 collaborateurs, indique le communiqué de presse.
Parallèlement, Hema procède également à la rénovation de son réseau de magasins existant. Le nouveau concept de magasin vise à offrir une expérience d’achat plus moderne, plus chaleureuse et plus accessible. Les magasins bénéficieront d’un éclairage tamisé, d’un agencement plus clair et d’une présentation contemporaine de la gamme de produits. D’ici la fin de l’année, le détaillant prévoit d’avoir rénové 30 à 35 magasins en Belgique, ce qui représente environ un tiers de l’ensemble de son réseau belge.
Un potentiel de 150 magasins
L’année prochaine, le magasin situé sur le Meir à Anvers sera également entièrement rénové. Il deviendra un véritable magasin «d’inspiration» avec des espaces «shop-in-shop», un bar de dégustation proposant des «pepernoten», des œufs de Pâques et des mocktails, ainsi qu’une zone équipée de caisses en libre-service, a révélé la directrice nationale Carla Velghe au journal Gazet van Antwerpen. Elle précise également qu’elle entrevoit un potentiel d’environ 150 magasins en Belgique.
Parallèlement, Hema continue d’adapter son assortiment au marché belge. Sur les quelque 30 000 articles, environ 80 % restent identiques à ceux des autres pays, tandis que 20 % laissent place à une différenciation et une optimisation locales. Ainsi, en Belgique, une attention particulière pourra être accordée à des catégories telles que les articles ménagers et les sous-vêtements, ou à d’autres préférences en matière d’alimentation et de produits du quotidien.
« Hema s’est développée grâce à sa gamme de produits conçue en interne, avec pour objectif de les rendre plus beaux, plus pratiques et de meilleure qualité, à un prix abordable. Notre engagement à offrir une qualité durable reste aujourd’hui tout aussi pertinent qu’il y a 100 ans », déclare Carla Velghe. « En rénovant ses magasins et en renforçant son assortiment au niveau local, Hema devient encore plus reconnaissable, plus accessible et mieux adaptée aux attentes des clients belges. »
Après douze ans de développement essentiellement organique, les sœurs Roxane et Agathe Gernaert veulent accélérer l’expansion de Knees to Chin. Leur marque bruxelloise de rouleaux de printemps compte actuellement huit restaurants et ambitionne de démultiplier fortement leur réseau. Les cofondatrices lancent l’appel à candidature à la recherche de « partenaires engagés ».
« Knees to Chin ouvre aujourd’hui son développement à de nouveaux partenaires et souhaite s’entourer d’entrepreneurs qui partagent sa vision, son énergie et son envie de faire grandir un concept qui a fait ses preuves », annonce la marque de restauration rapide « qui réinvente le lunch urbain » sur sa page d’appel à candidats-franchisés.
Knees to Chin, c’est un concept fast casual reposant sur un produit phare, le rouleau de printemps, une farce fraîche entourée d’une fine feuille de riz, qui se mange froid. Autoditactes, les sœurs Roxane et Agathe Gernaert y ont pris goût lorsqu’elles étaient adolescentes, en testant des recettes dans la cuisine de leurs parents avec ce qu’elles trouvaient dans le frigo. Et elles en sont devenues accros. Le déclic business a dû attendre des expériences professionnelles de Roxane sur les marchés australien et londonien, très en avance selon elle en termes de scène food.
Convaincues par le produit, Agathe et Roxane se sont alors lancées à 24 et 26 ans dans leur premier restaurant, un petit espace commercial situé rue de Livourne qu’elles ont dû réaffecter en horeca, qui a capitalisé sur la curiosité du public bruxellois. Suivies par la banque Belfius, les sœurs Gernaert ont investi près de 100 000 euros pour les travaux : Roxane orchestrant les préparations, Agathe le service et les opérations.
« Apprendre à quitter les cuisines pour manager »
« Le passage de 1 à 2 restaurants a été le plus difficile »,a confié Roxane dans le podast Donne le rythme. « Il faut tout dédoubler. Mais c’est aussi un apprentissage personnel : il faut accepter de sortir de l’opérationnel pur, quitter les cuisines, apprendre à manager avec une vue macro à 360°. »
Au début, les fondatrices de Knees to Chin doutaient de leur légitimité, notamment face à la croissance de leur boîte. « Mais on s’est entourées d’une super équipe sur le terrain et au bureau, d’actionnaires qui jouent un rôle de mentors, et d’un coaching professionnel, notamment avec Laurent Kahn, ancien cadre chez Exki. Le meilleur conseil qu’on ait reçu, c’est d’engager les bonnes personnes aux bons postes au bon moment pour pouvoir se concentrer sur le développement », a alors témoigné Agathe.
Dans le fast casual, surtout basé sur un monoproduit, la standardisation permet d’optimiser significativement les process. Et les sœurs fondatrices ont franchi un cap opérationnel pendant le covid en investissant dans leur cuisine centrale à Anderlecht, un atelier où une dizaine de préparateurs se relaient chaque jour. Un moyen éprouvé de garder le contrôle strict sur la qualité et la régularité de l’offre.
Un concept qui affiche de la rentabilité opérationnelle
La carte resserrée prolonge cette maîtrise du produit et constitue un atout pour une chaîne en croissance. Elle facilite la formation, réduit la complexité des achats et rend le concept immédiatement identifiable. Mais elle impose aussi une exigence élevée sur la fraîcheur et la capacité à renouveler l’intérêt du client autour d’une offre relativement spécialisée.
Et le modèle de Keen to Chin semble bien tourner, fort des cinq établissements de Bruxelles et des unités de Gand, d’Anvers et de Louvain-la-Neuve. Selon les derniers comptes annuels disponibles (exercice 2024), le concept génère un bénéfice d’exploitation, à hauteur de 400.000 euros, de sur une marge brute de plus de 4 millions d’euros. La hausse de cette marge sur un an indique une expansion de l’activité commerciale, par l’augmentation du volume de ventes et/ou l’ouverture de nouveaux points d’exploitation.
« Nos frais RH sont en dessous de 30 % dans la plupart de nos restaurants, et les frais opérationnels autour de 10 %. Nos loyers sont très maîtrisés, autour de 4 % du chiffre d’affaires, parce qu’on choisit des emplacements au coin de la rue plutôt que sur les grandes artères commerçantes surchargées », détaillait Roxane Gernaert au micro du coach-podcasteur Timothée Rémy.
« Que vous souhaitiez ouvrir un premier restaurant, développer plusieurs établissements dans une région ou contribuer au développement de la marque à l’échelle d’un pays » –kneestochin.com/franchise
Mais voilà arrivé Knees to Chin à un moment de son histoire où l’expansion doit passer par la franchise. Roxane et Aghate Gernaert avaient dévoilé leurs ambitions en la matière au début de l’année dans L’Echo : un changement d’échelle de 8 à 50 restaurants, en Flandre, en France et au Luxembourg. La franchise se prête bien au concept standardisé des rouleaux, assemblés sur place.
Ce passage quintuplant les succursales exigerait des dizaines de millions d’euros en dépenses d’investissement et en besoin en fonds de roulement s’il était effectué en gestion propre. L’avantage de la franchise, ce sont les adhérents qui portent les efforts financiers et le risque social (recrutement, salaires). Les fondatrices de Knees to Chin s’ajoutent alors une casquette, en qualité de « vendeuses de concept », en prenant la tête du réseau, ce qui nécessite beaucoup moins d’intensité capitalistique.
Idéalement, Knees to Chin devra investir dans de l’ingénierie juridique, avec de la documentation précontractuelle, de l’onboarding, des contrats ; s’ajoute le marketing de recrutement des franchisés, la gestion centralisée, et autre développement du réseau. De son côté, le partenaire (multi)franchisé investit 30.000 euros de droits d’entrée, 130.000 euros d’apport personnel minimum, opère le(s) restaurant(s) localement, profite du marketing en échange de fees et paie des royalties, respectivement de 2 et 5 % de fee sur le chiffre d’affaires net.
Le véritable test ne résumera donc pas seulement à ouvrir de nouveaux restaurants. Il consistera à prouver qu’un rouleau de printemps peut devenir le socle d’une chaîne belge de restauration internationale, tout en conservant ce qui a fait le succès du premier établissement: « rendre la cuisine urbaine plus fraîche, plus simple et plus joyeuse, sans jamais faire de compromis sur le goût », comme le remémore l’appel à candidatures de Knees to Chin.